Rockstar Games face à la justice britannique

Chris Deh Par Le 08/01/2026 à 20:36 0

L’affrontement juridique entre Rockstar Games et ses anciens employés entre dans une phase décisive. Licenciés l’an dernier alors qu’ils tentaient de se syndiquer, 34 ex-salariés voient désormais leur dossier examiné par la justice britannique. De son côté, Rockstar maintient une ligne dure : ces départs seraient liés à des fuites d’informations sensibles, dont certaines concernant Grand Theft Auto VI.

Le syndicat IWGB (Independent Workers of Great Britain) rejette fermement cette version. Selon l’organisation, les échanges incriminés auraient eu lieu via des canaux syndicaux privés et légalement protégés. Ce lundi 5 janvier 2026, l’IWGB a ainsi représenté les ex-employés lors d’une audience préliminaire au tribunal de Glasgow, en Écosse.

Objectif immédiat du syndicat : obtenir des mesures provisoires afin que les travailleurs concernés puissent conserver leur visa et, si possible, réintégrer temporairement Rockstar en attendant le jugement final. L’IWGB dénonce une situation humaine critique et parle d’une répression syndicale brutale ayant plongé plusieurs familles dans l’incertitude.

Le syndicat se dit toutefois confiant, quelle que soit l’issue de cette première étape. Il estime disposer d’un dossier solide et promet de poursuivre le combat, devant les tribunaux comme sur le terrain, jusqu’à obtenir justice — non seulement pour ces ex-employés, mais aussi pour l’ensemble des travailleurs du secteur.

De son côté, Rockstar Games rejette catégoriquement toutes les accusations. Le studio affirme que les personnes licenciées auraient partagé des données hautement confidentielles sur un réseau social public et non sécurisé, accessible à des individus extérieurs à l’entreprise — y compris des employés de studios concurrents et un journaliste spécialisé. Une violation jugée grave de ses règles internes.

Rockstar insiste également sur un point clé : les employés ayant soutenu le syndicat sans enfreindre les règles de confidentialité n’ont pas été licenciés. Pour la firme, il ne s’agit donc en aucun cas d’un conflit lié à la syndicalisation, mais d’une application stricte de sa politique de tolérance zéro face aux fuites.

Vous devez être connecté pour poster un commentaire