Depuis plusieurs années, l’affaire Epstein continue de faire trembler les États-Unis et bien au-delà. Ce vaste scandale de trafic sexuel impliquant le financier Jeffrey Epstein n’a cessé de faire émerger des noms issus des plus hautes sphères politiques, économiques… et désormais culturelles.
Cette semaine, le Department of Justice a rendu public un nouveau document judiciaire de 62 pages, apportant des éléments supplémentaires à ce dossier explosif. Parmi les nombreuses personnalités citées, deux figures majeures de l’industrie du jeu vidéo apparaissent noir sur blanc.
Le rapport mentionne ainsi Leslie Benzies, ancien patron de Rockstar North et fondateur de Build A Rocket Boy, ainsi que Sam Houser, actuel président de Rockstar Games.
Au cœur de ces révélations, Sarah Ransome, reconnue comme victime du système Epstein, affirme avoir subi une agression sexuelle de la part de Leslie Benzies alors qu’ils entretenaient une relation. Elle évoque également des comportements humiliants, décrivant notamment des situations où il lui aurait jeté de l’argent en public, la comparant à une prostituée. Toujours selon son témoignage, Sam Houser aurait eu connaissance de ces faits et aurait choisi de ne pas intervenir.
Dans une déclaration particulièrement violente incluse dans les documents, Sarah Ransome accuse ouvertement Benzies d’avoir normalisé ce type de comportements, allant jusqu’à faire un lien glaçant avec certaines représentations présentes dans les jeux vidéo, tout en interpellant directement Sam Houser et l’entourage de Rockstar North sur leur silence supposé.
Ces nouvelles accusations viennent jeter une ombre lourde sur deux noms historiquement associés à certains des plus grands succès du jeu vidéo moderne. Sans surprise, la publication du document a provoqué une onde de choc sur les réseaux sociaux, où de nombreux joueurs réclament des explications et dénoncent ces révélations.
À l’heure actuelle, Rockstar Games comme Build A Rocket Boy n’ont publié aucune réaction officielle.